Biographie Gagnon Madeleine
MADELEINE GAGNON (1938 - .....)
Notice biographique:
Madeleine Gagnon est parmi les grandes poètes, romancières et essayistes
engagées que le Québec ait connues. Elle voit le jour le 27 juillet 1938 à
Amqui. Ses parents, Jeanne Beaulieu et Jean-Baptiste Gagnon lui offriront une
éducation poussée. Elle étudiera chez les Ursulines de Rimouski et de Québec
pour obtenir son Baccalauréat ès arts à l’Université Saint-Joseph de Moncton
(collège pour filles Notre-Dame de l’Acadie) en 1959. Elle poursuit ses études à
Montréal et décroche, en 1962, une maîtrise ès arts, option philosophie à
l’Université de Montréal. La prochaine et dernière étape de sa formation se
déroulera en France, à l’Université d’Aix en Provence, où elle décrochera un
doctorat en littérature. |
|
Elle devient enseignante en 1969 au département d’études littéraires de
l’Université du Québec à Montréal. Par la suite, elle sera professeure invitée
dans quelques universités dont l’Université de Paris XIII en 1976, l’Université
de Sherbrooke en 1984. Elle sera écrivaine en résidence à l’Université du Québec
à Montréal de 1985 à 1987 et au département de littérature comparée à
l’Université de Montréal de 1987 à 1989. De 1990 à 1994, elle sera écrivaine
invitée et écrivaine en résidence au département de lettres de l’Université du
Québec à Rimouski.
De nombreux prix lui seront décernés pour la qualité de ses oeuvres. Entre
autres, le prix du Journal de Montréal (1986) pour Les Fleurs
du catalpa, prix Arthur Buies (1990), du salon du livre de Rimouski pour
l'ensemble de son oeuvre, prix du Gouverneur général du Canada (1991) pour Chant pour
un Québec lointain et prix Artquimédia (1991).
Madeleine Gagnon, grande poète de son temps a tout de même à son actif deux
romans dont: Lueur qu'elle a écrit en 1979 et Le vent
majeur en 1995. Les récits: Les
cathédrales sauvages écrits en 1994 et Le deuil
du soleil, le tout dernier datant de 1998, font partie des oeuvres majeures
de l'auteure.
L'auteure nous livre "Rêve de
pierre" à l'automne 1999.
Madeleine Gagnon et sa collègue journaliste à la radio de Radio-Canada,
Monique Durand, ont un matin d'octobre discuté des événements importants du
XXe siècle pour finalement aboutir à ces deux mots : Femmes et
guerre? La discussion est devenue un projet de livre pour l'auteure, Les femmes
et la guerre publié à l'automne 2000 chez Vlb éditeur.
Son activité enseignante s’accompagne d’une action syndicale intense. Elle
fit de la syndicalisation des professeurs du réseau des Universités du Québec,
l’une de ses priorités et participera aux luttes qui accompagnèrent ce
processus. Elle s’investit également au niveau de la création de comités femmes
sectoriels et intersyndicaux. D’ailleurs, l’engagement de Madeleine Gagnon pour
la cause féministe trouvera sa résonnance à la fois dans son engagement militant
et dans certains de ses écrits, faits avec des intellectuelles féministes
importantes. Elle co-publia avec Denise Boucher, Annie Leclerc, Hélène Cixous et
Annie Cohen.
Madeleine Gagnon livre souvent des lectures publiques de ses textes, des
conférences, intervient régulièrement à Radio-Canada MF. Traduite en plusieurs
langues (deux de ses oeuvres ont d’ailleurs été traduites en anglais par Howard
Scott, chez Coach House press de Toronto) , ses oeuvres font objet de thèses et
d’études. Il s'agit d'une ambassadrice recherchée de la culture
québécoise.
|