Biographie Marleau Leopold



Biographie Marleau Leopold

Titre d'ascendance de Paul Marleau :

 

Éx-échevin et ex-chef de police de Salaberry-de-Valleyfield, par Marie-Jeanne Perron Clairmont (revu par Sylvie Abel et Richard Guay, janvier 2012). Il est à noter que les lignées ont été transcrites telles que lues dans l'acte (trouvé dans les registres), elles ne sont pas normalisées. Première génération, MERLOT André, marié 21 novembre 1678 à Lachine, à Marie Roy (Jean & Francoise Boette  Deuxième génération, MERLOT, Fran, marié Ct : 20 février 1716, Notaire : Lepailleur de LaFerté, Montréal, à Françoise Lac (Pierre & Anne Gourdon). Troisième génération, MERLOT, Etienne, marié le 25 janvier 1751, à Lachine, à Angelique Laberge, (Timothée & Marie Anne Amelot). Quatrième génération, MERLOT, Etienne, marié le 20 novembre 1787, St-Joachim, Châteauguay, à Marie Angelique  Defond, (Pierre & Félicité Brô). Cinquième génération, MERLOT, Etienne, marié le 24 janvier 1814, St-Joachim, Châteauguay, à Elisabeth Roussel, (Francois & Catherine Durans). Sixième génération, MARLOT, Jean Baptiste, marié le 31 janvier 1865, St-Louis de Gonzague, à Esther Lalande, (Théophile & Judith Cardinal). Septième génération, MARLEAU, Narcisse, marié le 14 février 1905, à St-Louis de Gonzague, à Olympe Julien, (Napoléon & Olympe Paquette). Huitième génération, MARLEAU, Leopold, marié le 6 février 1940, à Ste-Cécile, Valleyfield, à Louëlla Langevin, (Eustache & Angélina Poirier). Tiré de la revue " Au fil du temps ". Volume 10, numéro 2. Juin 2001.

 

Une anecdote pour le chef Marleau :

 

Le 30 décembre 1956 demeure une date mémorable dans les annales campivallensiennes. Un violent incendie avait alors complètement ravagé tout un pâté d'édifices commerciaux et résidentiels de la rue Grande-Ile. Par un froid glacial oscillant les moins 30 degrés Celsius, "le feu de Bellerive" avait détruit une douzaine de commerces et trente foyers, mettant à la rue quelque 125 sinistrés.

 

Cinquante ans plus tard, le pompier retraité Jean-Paul Archambault se souvient encore très bien de ce tragique événement. "C'était l'enfer", rappelle l'homme de 83 ans, qui a occupé un poste de policier-pompier durant 36 ans à Valleyfield. Celui-ci avait été parmi les premiers à constater la déflagration, dès 5 h 30 le matin du 30 décembre. "J'étais affecté à la ronde de nuit ce soir-là. On faisait des rondes de 14 heures, et la plupart du temps à pied, puisqu'il n'y avait qu'un seul véhicule de police. Au début durant la soirée, il pleuvait à boire debout. Mais vers minuit, il s'est mis à neiger et à venter fort, et le mercure a chuté rapidement", raconte-t-il. "À mon retour au poste après la fin de ma ronde, le téléphone a sonné pour m'avertir que le feu avait pris à l'épicerie Leboeuf (coin Cousineau et Grande-Ile). J'ai aussitôt fait actionner l'alarme et couru pour ouvrir les portes de la caserne. Je ne voyais que du rouge dans le ciel de Bellerive."  Les flammes n'ont pas pris de temps à se répandre, alimentées par les forts vents, mais aussi par différents produits qui se trouvaient dans les commerces incendiés. "Le brasier était tellement chaud que les flammes formaient comme des vagues sur la mer. Il fallait arroser les boyaux pour les empêcher de brûler", témoigne M. Archambault. Le brasier s'est donc répandu comme poudre au vent, aux édifices voisins. La salle de billard Proulx, la bijouterie Faucher, et le commerce de Gabriel Langevin, entre autres. Arrivé sur les lieux vers 7 h 30, notre collègue photographe Dennis Morin, alors à l'emploi de la "police des liqueurs", apercevait des tisons voler dans tous sens. "On entendait les gallons de peinture péter sous l'effet de la chaleur", dit-il. Puis, vers 8 h, un transformateur électrique s'est détaché d'un poteau pour s'écraser dans la rue. Aussitôt son contenu s'est enflammé et s'est répandu aux édifices situés de l'autre côté de la rue Grande-Ile. Des deux côtés de la rue, le pâté d'édifices situé entre la rue Cousineau et le boulevard du Havre a été endommagé par le feu, l'eau ou la fumée. "À l'époque, on estimait les dommages à 1 million $, ce qui équivaudrait sans doute à 4 millions $ aujourd'hui", considère le pompier retraité.

 

Des pompiers dépassés : Mais malgré leur bon vouloir et les équipements dont ils disposaient à l'époque, les sapeurs campivallensiens ont été impuissants à apaiser le sinistre, ennuyés par le froid intense. Ce froid engendrait une fumée blanche qui venait s'ajouter à celle créée par la combustion des matériaux. Il est d'ailleurs surprenant qu'aucun pompier n'ait subi de blessures graves lors de l'intervention. "Je me souviens d'avoir monté sur le toit avec deux hommes afin de percer une ouverture et laisser s'échapper la chaleur. Le goudron bouillait sous nos pieds. On a dû redescendre lorsqu'on s'est aperçu que les flammes nous entouraient. Lorsqu'on est revenus au sol, tout s'est effondré." Plusieurs pompiers ont également été affectés par des engelures. "Mon collègue Roma Delisle était complètement figé dans la glace, il a fallu le dégager à l'aide d'une hache, tout comme le pompier Bob Archambault, littéralement gelé dans la grande échelle." D'autres escouades de pompiers avaient également été mises à contribution, notamment ceux de Lachine et de Ville Lasalle qui, circulant au volant d'un camion "convertible", étaient déjà transis par le froid à leur arrivée. D'autres pompiers venant d'aussi loin que Malone, aux Etats-Unis, des militaires du Royal 22e Régiment, et de simples citoyens ont aussi pris part aux opérations.

 

Au saut du lit : Une trentaine de familles ont été tirées du lit dès les premiers instants de la déflagration. Parmi celles-ci, on retrouvait une femme de 38 ans, mère de 11 enfants, veuve de M. Polydor Bougie. Le lendemain dans le quotidien Montréal-Matin, celle-ci racontait, "J'ai été réveillée par le chef des pompiers M. Marleau. Des tisons enflammées tombaient sur ma galerie."

 

Un autre témoignage rapporté dans le même journal, celui d'un employé de la Montreal Cotton, Allen Walsh, mentionne que "c'était comme un blizzard d'étincelles. J'ai habité presque toute ma vie à Valleyfield et je n'ai jamais été témoin d'un tel incendie. C'était à vous faire trembler."

 

L'incendie avait malheureusement entraîné la mort de deux personnes, M. Théodule Latour, 63 ans, ainsi que Mme Margaret Connor, dont on n'avait pas retrouvé la trace.

 

Charité chrétienne :

 

Cet événement tragique a nécessité plusieurs heures d'intervention de la part des secouristes, et mis à contribution de nombreux bénévoles qui se sont dévoué corps et âme à leur réconfort. La Croix-Rouge avait notamment établi un poste d'urgence dans l'ancienne caserne de la rue Cousineau (coin Saint-Philippe), où on fournissait soupe et vêtements chauds aux pompiers qui s'y rendaient, l'uniforme recouvert de glace. D'autres citoyens n'hésitaient pas à apporter des victuailles, café chaud, ou encore à fournir un logement temporaire aux sinistrés. "On sentait un sentiment d'entraide et de solidarité qui est tout à l'honneur de cette ville", écrivait le journaliste Lucien Langlois, en rappelant l'incendie survenu 23 ans plus tôt à la cathédrale. Ils sont devenus légendes ces dizaines de témoignages que l'on pourrait relater dans ce rappel historique, mais il demeure que " le feu de Bellerive" restera à jamais incrusté dans la mémoire collective des Campivallensiens, et inscrit comme un vibrant exemple du travail que les pompiers locaux avaient accompli afin de le circonscrire. Bien que le feu ait été maîtrisé vers 12 h, le 30 décembre, ce n'est que le lendemain que les pompiers avaient pu quitter les lieux, ne laissant derrière eux qu'un lugubre paysage de glace.

 

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