Biography Morency Frederic
"FRÉDÉRIC Les historiens de la Beauce ne tarissent pas de commentaires sur ce marchand général qui s'est imposé à Sainte-Marie comme fils de la famille la plus cossue de l'endroit, par l'importance commerciale de son entreprise, par ses implications sociales et communautaires, par l'influence de ses judicieuses relations, par ses actifs considérés parmi les plus élevés, par sa somptueuse résidence, par son panache. C’est son beau-frère Joachim Lemieux (par sa soeur Sylvie) lui-même marchand général, qui s'est chargé de lui ouvrir la porte du milieu des affaires. En 1858, il achetait pour lui dans une vente par shérif, un poste de commerce bien situé qui était devenu vacant par le décès de son fondateur. L'arrivée d'un nouveau marchand comblait un vide et son succès fut fulgurant. Il devenait rapidement le marchand le plus influent et le mieux coté de toute la Beauce, du moins jusqu'à ce que Beauceville et Saint-Georges ne réussissent à s'organiser à leur tour. Frédéric mourut en 1890, laissant la moitié indivise de son commerce à sa veuve Célina Roy, qu'il avait épousée en 1859 à Saint-Isidore. Elle le garda en opération, confiant la gérance à l'aîné de ses fils Édouard à qui elle vendit ses intérêts pour S 15.000, avant de mourir à son tour en 1907. Mais il y a une fin à toute chose, même pour la Maison Frédéric Morency. Un jour, elle devait se révéler incapable de continuer la tradition quand l'évolution économique devint trop rapide pour beaucoup de commerces pendant la première guerre. La faillite devint inévitable en 1915, tout fut liquidé par le shérif. Ce fut un lavage en règle pour les héritiers. Frédéric et Célina mirent au monde six garçons et dix filles, dont six moururent en bas âge, les principaux sont: Gédéon; étudiant au séminaire de Québec (1873-1878), marié en 1882 à Catherine Gleason, s'établit à Montréal comme agent d'affaires, ils eurent belle famille: d'administrateurs (Elzebert, PaulÉmile, Marcel), un enseignant (Frédéric), des religieux (Robert et Roger), des pharmaciens (René, Guillaume). Édouard: étudiant au séminaire de Québec (1889-1892), marchand, marié en 1897 à Blanche Bolduc. Leurs fils furent commerçants (tabacs, tissus, appareils), professionnels (administrateurs, médecin. avocat). Alfred, premier Morency professionnel avocat très impliqué à Sainte-Marie, marié en 1883 à Corinne Rinfret, eurent un garçon et cinq filles. Remarié en 1891 à Calixia Larue, ils eurent trois garçons et sept filles. Seuls une fille du premier lit, six filles et un garçon du deuxième ne survécurent. Jacques, ce garçon, fut instituteur, écrivain et directeur de la troupe de théâtre Morency à Trois-Rivières Corinne prit le voile sous le nom de Soeur Marie-de-la-Croix, Adoratrice-du-Précieux-Sang." Marcel Morency dans Le Bauché dit Morency Bulletin de l'Association des familles Morency vol. 6 no 1 février 1996
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