Biography Marier Joseph



Biography Marier Joseph

Le texte suivant a été écrit par M. Ernest Marier, neveu de Joseph Marier. Il fait partie d'un recueil de souvenirs qu'il a rédigé en 1983. Ce recueil de souvenir est une source inestimable de renseignements, malgré qu'il comporte certaines petites erreurs de noms et de dates. (Le texte a été recopié tel quel, à part quelques corrections de fautes de frappe et un peu de mise en page pour faciliter sa lecture.)

Cliquez ici pour voir l'introduction et le reste du recueil de souvenirs.

 

JOSEPH MARIER et AURELIE BLANCHARD

 

Joseph Marier né en 1841 et décédé en 1914.

Aurélie Blanchard née en 1845 et décédée en 1890.

Mariage vers 1869-70.

 

J'ai fait bien des recherches pour trouver la date de ce mariage même aux États-Unis. La famille Blanchard originaire de St-Pie a demeuré dans Grantham car en 1863 elle a enterré un garçon à St-Frédéric; je l'ai vu en fouillant les livres de la Fabrique: que j'en ai fait des recherches de dates! En 1867, on est venu enterrer M. Basile Blanchard, père d'Aurélie, à Drummondville. Il était décédé à Massiog, dans le Massachusetts: la famille demeurait là. C'est après toutes ces recherches que je suis venu à la conclusion que mon oncle s'était marié aux États-Unis. La mère d'Aurélie s'appelait Flavie Janelle.

Joseph, le plus âgé des garçons, avait dix-neuf ans quand le grand-père arriva à Grantham. Il y aida le père à finir de défricher sa terre et bâtir la maison en 1862. Vers 1864, il commençait à défricher la sienne de quatre-vingt acres, portant le no de cadastre 275-276: boul. Lemire aujourd'hui. Joseph, de taille moyenne, environ 150 livres, avait assez de courage pour aller, l'été, faire les foins dans le Vermont chez un gros homme de langue anglaise. Le premier voyage de foin qu'on déchargeait, à la petite fourche, le gros homme lui cria "petit gars, je vais t'enterrer", et mon oncle de répondre "envoyez-en du foin, je monterai bien dessus". Par les jours suivants, l'hercule a bien vu que le jeune Canadien savait travailler.

L'oncle Joseph a eu une vie publique assez remarquable. Élu conseiller en 1880, avec des membres comme l'avocat Girouard, Henri Vassal industriel commerçant de bois, et William Watts (maire). Dans ce temps, le conseil du Canton de Grantham comprenait la ville, une partie de St-Majorique, la campagne de Grantham Ouest et une partie de St-Nicéphore. Une église dans le temps! et treize aujourd'hui! En 1886, le village demanda la séparation de la campagne, ce qui fut fait. L'oncle Joseph fut élu Maire de la campagne; quelques mois plus tard il était élu Préfet du comté; il y resta jusqu'en 1902. Administrateur durant vingt-deux ans, il a été un homme modéré et de grand jugement.

De leur mariage naquirent onze enfants: Joseph, décédé jeune en 1872, Ernest, Basile, Béatrice, Marie-Anne, Rose-Alba, Léodina, Rosalie, Ovila, Joseph, Marguerite.

 

Ernest deuxième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Né en 1873, il s'établit sur une terre, au 3ième rang qui fit plus tard partie de la paroisse St-Majorique. Ernest, de santé moyenne, cultiva vingt ans, pour ensuite vendre sa propriété et s'installer en ville, où le travail sera moins dur. Marié à Régina Dupont en 1898, il éleva sept enfants: Alexandre, Yvonne, Antoinette, Zénaide, Germaine, Albert, Alfred.

Alexandre, qui fit son cours classique et universitaire, se destina ensuite vers le Droit. Il fut diplômé avec distinction. Il se fit engager au Contentieux de la Ville de Montréal et y passa sa vie. Marié avec Bernadette Ostiguy, il éleva une famille à son tour: il eut un bon nombre de descendants.

Yvonne se maria avec Alphonse Parenteau, plombier. L'aîné devient Frère du Sacré-Cœur, les autres, dans le monde, gagnent bien leur vie. Yvonne décéda en 1982, laissant une belle progéniture.

Antoinette resta célibataire: une vie de travail et de dévouement. Elle décéda au environ de 70 ans. Nous en gardons un bon souvenir.

Zénaide travailla, jeune, aux usines de Drummondville. Elle se maria assez âgée avec Alfred Lampron. Ils s'installèrent dans la région de St-Jérôme; ils eurent un garçon. Alfred est décédé assez âgé. Zénaide se plaça dans une maison de pension et, un jour, on apprit qu'elle se remariait avec un pensionnaire du foyer où elle passe une heureuse vieillesse avec ce Monsieur.

Germaine épouse Henri Caron, jeune homme de bon métier, mais la Providence a voulu que le bonheur soit de courte durée. Après quelques années, Henri décéda. Sans enfants, Germaine a continué à travailler à l'usine, et, aujourd'hui, à sa retraite, elle vit paisiblement. Parents et amis(es) aiment la rencontrer. Elle reste jeune et aimable.

Albert fit son cours commercial pour entrer ensuite comme commis dans une pharmacie, où il travailla plusieurs années. Un jour, il décida d'ouvrir un magasin de tabac, de livres et de journaux. Il y réussit bien au point d'augmenter son commerce jusqu'à avoir des employés. A sa retraite, il vendit son commerce qui conserve son annonce de "Tabagie Marier". Albert maria Annaïs Bessette, secrétaire du bureau de Joseph Marier. Ils ont vécu une dizaine d'années ensemble, puis Annaïs décéda. Albert resta avec ses sœurs plusieurs années, jusqu'au jour où il rencontra une belle Lucie qui lui embrouilla la vue et se maria. Depuis sa retraite, ils vivent dans une confortable propriété près de Montréal.

Alfred est entré chez les Frères du Sacré-Cœur et y a passé sa vie. Il a été secrétaire pour sa communauté en Italie où il eut l'occasion de rencontrer le Souverain Pontife. Revenu au Canada, il fut directeur de différentes maisons. Il célébra son Jubilé d'Or en 1979. A sa retraite aujourd'hui, il anime encore des réunions de prières, car ayant choisi le métier de dévouement, il le remplit à perfection. Assez bien portant, il vient à Drummondville à diverses occasions. On aime le rencontrer.

 

Basile troisième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Né en 1876, il épousa en 1900 Aldéa Allard, fille du rang, toujours très gaie et habituée à la campagne comme Basile. Ils avaient leur terre en face de la résidence Allard, ce qui favorisa le mariage. De leur union naquirent six enfants: Hilaire, Césaire, Grégoire, Marie-Blanche, Amenda, Philippe. Une dizaine d'années après son mariage, Aldéa fut hospitalisée pour une partie de sa vie. Basile plaça ses enfants à l'orphelinat de Nicolet et continua quelques années la culture. Voyant qu'elle ne revenait pas, il vendit sa terre et alla travailler en ville. Les enfants se sont placés à tour de rôle.

Hilaire et Césaire ont végété quelques années, avant de s'engager dans l'armée Américaine. Au bout de deux ans, ils désertèrent pour revenir au Canada. Ils ont travaillé un peu partout, même chez nous. Hilaire Marier, vers l'âge de quarante ans, s'acheta une terre dans l'Ouest Canadien. Célibataire, il fit l'ouvrage de la maison, en plus de celui de la ferme, pendant une quinzaine d'années, puis il vendit tout et se retira à Vancouver où le plus jeune de ses frères y était avec sa famille.

Philippe n'a pas végété longtemps à Montréal où il a assez bien réussi. Il eut quatre ou cinq enfants.

Mais revenons à Hilaire. Dans la soixantaine, il est venu au Québec. Après avoir visité parents et amis(es), il retourna à Vancouver, mais chemin faisant se sentant malade dans les "chars", on le débarqua à MousJaw où il a été hospitalisé et mourut là-bas sans parents et sans connaissances. Ce garçon qui a connu bien des troubles, sans beaucoup d'amour, resta courageux et religieux. Il m'a conté qu'il a dit bien des chapelets.

Césaire, plus chanceux, se maria à une bonne femme et fit une vie moins troublante. Il éleva quelques enfants, à Montréal, où il est décédé après y avoir toujours vécu.

Grégoire vit encore avec sa sœur Amenda à Montréal. Il a bien travaillé, bien voyagé, sans cesser de garder un bon souvenir des parents qu'il aimait beaucoup visiter. Garçon gai, avec excellente mémoire, il est resté célibataire,

Marie-Blanche et Amenda firent leur cours de garde-malade. Elles ont toujours travaillé aux hôpitaux de Montréal, sauf quelques années, où Amenda fit du service militaire, à la guerre de 1939.

 

Béatrice quatrième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1877, elle n'avait que treize ans lorsqu'elle perdit sa mère. Elle dû prendre charge de la maison. Très vaillante et bien ricaneuse, elle trouva la charge lourde malgré tout. Elle resta toujours avec son père, même à sa retraite. Il a été bien choyé. Elle décéda en 1923, après une vie bien remplie, avec la vive espérance de recevoir la récompense promise "aux gens de bonne volonté dans le célibat", d’après saint Paul.

 

Marie-Anne cinquième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1878, elle épousa en 1900 Elle Allard, le même matin que Basile. Il y faisait une si grosse tempête d'hiver qu'elle eut beaucoup de difficulté à se rendre à l'Église. D'après ce qu'on m'a raconté, elle dut marcher dans la neige jusqu'à la ceinture devant les chevaux: ce que les jeunes d'aujourd'hui ne feraient pas. Ce couple vécut toujours aux États-Unis. Il eut deux enfants.

 

Rose-Alba sixième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1880, elle épousa en 1903 Grégoire Bessette, garçon du rang. De leur union naquirent douze enfants: Léopold, Albany, Annaïs, Wilfrid, Henri, Gérard, Herman, Gertrude, Georges Arthur, Jean-Marie, Marie-Thérèse, Rodolphe. Grégoire cultiva la terre quelques années, avant de s'en aller s'établir à St-Léonard d'Aston, où il travailla comme menuisier et briqueteur. Lorsque les enfants eurent grandi, la famille s'en alla rester à Montréal.

Le deuxième enfant, lui, entra chez les Pères Franciscains pour y passer toute sa vie.

Le cinquième enfant, lui, entra chez les Frères du Sacré-Cœur; il y resta. Garçon de grand talent, il a rempli beaucoup de fonctions avec succès, même en politique. J'ai eu l'occasion de le rencontrer quelques fois: toujours j'ai été étonné de ses réponses. Je n'ai aucun doute que toute la famille avait beaucoup de talent, car tous se sont bien établis et firent de belles carrières.

J'ai mieux connu les deux filles: Gertrude et Annaïs, secrétaires remarquables sur tout rapport. Gertrude fut secrétaire au bureau de la Cité de Drummondville durant ses dernières années.

Plusieurs sont décédés aujourd'hui en 1983.

 

Léodina septième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1881, elle épousa en 1901 Édouard Allard. De leur union naquirent onze enfants: François, Marie, Albert, Cécile, Marguerite, Joseph, Rosanna, Gérard, Anna, Lidia, Jean-Baptiste. Édouard et Léodina vécurent aux États-Unis toute leur vie. Leurs enfants, venus à notre grande fête des Marier en 1960, parurent très contents de nous connaître. Nous les avons trouvés très gentils.

L’aîné de la famille est entré dans la Communauté des Pères La Salette, pour y décéder après plusieurs années de prêtrise. Nous n'avons pas de renseignements de la famille depuis 1960.

 

Rosalie huitième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1882, elle épousa Napoléon Sylvestre en 1909. Ce dernier était fromager. De leur union naquirent cinq enfants, dont trois vivent encore. Couple très charmant que j'ai bien connu. C'était toujours un plaisir de les rencontrer. Rosalie était une femme très gaie et Napoléon était très charitable. Bruno et Laurent ont deux enfants chacun. Marie-Flore est célibataire. Elle demeure à Montréal.

 

Ovila neuvième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1884, il est décédé en 1886.

 

Joseph dixième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Né en 1885, il m'a fait la classe durant un mois. Il a toujours travaillé avec son père sur la terre. Il désirait s'instruire mais son père lui disait: "J'ai une belle terre à te donner". Joseph, qui avait un grand talent, désirait autre chose que traire les vaches. Il racontait à mes frères qui faisaient des cours classiques à Nicolet: "J'ai passé bien des nuits couché sur le dos à regarder les étoiles". Il cherchait par tous les moyens à s'instruire. A 22 ans, il annonça à son père qu'il entrait chez les Jésuites, à Montréal, comme Frère. Il y persévéra. Il est devenu très compétent en chauffage et en électricité. Certains inspecteurs ont demandé à Frère Marier de leur fournir des explications au sujet de ses inventions. Après une vie de travail et de prière, il rendit sa belle âme à Dieu en 1961.

 

Marguerite onzième enfant de Joseph et d'Aurélie.

Née en 1887, elle entra, après ses études, au noviciat des Sœurs de la Présentation de Marie. Fille très douce, bien préparée pour la vie religieuse, elle est décédée en 1916 à St-Hyacinthe.

 

Par Ernest Marier

 

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