Biography Gagnon Armand
MONSIEUR ARMAND GAGNON DIT PAS-DE-COU
… il y avait à St-François-de-Sales, au village, un homme dont le cou était peu long, sinon absent, et qui pour cette raison était surnommé « PAS-DE-COU », surnom apparemment généralisé qui n’incommodait pas ce jovial personnage. La dernière fois que j’ai entendu parler de lui, quelqu’un prononcer son surnom, c’était à l’occasion d’une activité dans le cadre du centenaire de la municipalité.
Il s’appelait Armand Gagnon et serait né en 1906. À St-Louis-de-Chambord ? En tout cas, c’est là qu’il résidait en 1921, dans sa famille. Sa mère, Marie-Louise St-Gelais, était décédée alors qu’il atteignait ses dix ans.
Cet homme instruit et cultivé aurait fait d’assez longues études. Chez les Jésuites possiblement. À ce moment, ceux qui se destinaient à des carrières professionnelles fréquentaient d’abord les écoles supérieures du temps, plus rares que de nos jours : futurs ingénieurs, médecins, avocats, notaires sortaient de séminaires ou de collèges cléricaux ou religieux avant d’entrer aux universités. Armand étudia donc longtemps, puis décida de ne pas entrer dans les ordres.
Ces études expliquent encore un mariage plus tardif que pour la moyenne de ses contemporains. Il avait 34 ans quand il épousa à St-François-de-Sales, le 25 mars 1940, Alma Ouimet qui en avait 41. Ils étaient tous deux pourvus de belles qualités à résumer par le mot accueil. Ce couple qui resta sans enfant – un enfant mourut à la naissance et la mère garda des séquelles physiques de son difficile accouchement – était fort gentil et très fin. Ce bon et formidable Armand était sympathique, intéressé par beaucoup d’affaires, drôle et farceur. Alma était aussi drôle, faisait beaucoup rire, aimait beaucoup les oiseaux et aussi danser. Les enfants étaient toujours les bienvenus chez eux. Quand Alma en voyait dehors, elle les appelait pour qu’ils viennent se chercher des bonbons mais il ne fallait pas déplacer les choses.
De 1940 à 1960, Armand Gagnon fut chef de gare, station Bilodeau à un mille de l’église de St- François de Sales, pour le chemin de fer du Canadien National (CN). Reconnu pour sa serviabilité, quand les gens venaient prendre le train, il les accueillait chaleureusement, et lorsqu’au retour, ils descendaient du train, il les reconduisait au village, et probablement jusqu’à leur chez soi, avec sa voiture.
Son chalet de la grande rivière Ouiatchouan était sis près de l’actuel moulin à scie. Quand il faisait chaud, Armand se baignait et, sur le dos, se laissait porter par le courant. Sa capacité de flottaison était remarquée et c’était amusant de le voir aller à la dérive. En chaloupe, un amical voisin le ramenait en amont. Avait-il un autre chalet à Chambord, sur le Lac St-Jean, où son frère Adolphe (ou Rodolphe) en avait un beau?
Armand écoula ses dernières années à l'hôpital de Roberval, aux soins de longue durée, où il décéda en 1996.
Notes généalogiques :
- Armand Gagnon n. 17-10-1906 ; d. 10-01-1996, à 89 ans, au CH de Roberval où il résidait.
- Mariage le 25-03-1940, à St-François-de-Sales (BMS) : Armand Gagnon (Jean et Marie-Louise St-Gelais) et Alma Ouimet (Gaudiose et Arthémise Roberge) - n. sept. 1899, Québec. d. 15-08-1983, âgée de 82 ans et 11 mois.
- Mariage des parents d’Armand, le 19-11-1901, à St-Jérôme, Metabetchouan (BMS) : Jean Gagnon (Louis et Edith Côté) et Marie-Louise St-Gelais (Ferdinand et Zoé Tremblay).
- Second mariage de son père, le 07-08-1916, à St-Jérôme, Metabetchouan (BMS) : Jean Gagnon et Claudia Gagnon (m1. Adélard Gagnon).
- Mariage de ses grands-parents paternels, le 21-01-1873, St-Urbain (BMS) : Louis Gagnon (François et Bonne Girard) et Edith Côté (Moïse et Délima/Dina Simard)`.
Au recensement de 1921, la famille Jean Gagnon réside à St-Louis-de-Chambord. Voici sa composition (noms et âge) :
Jean 42, Clodia 33, René 19, Adolphe 18, Armand 15 et Marguerite 3.
(Texte construit à partir des commentaires reçus sur la page Facegroup du groupe fermé St-François-de-Sales en histoire).
Par Charles Gagnon
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