Biographie Poitras Corinne
SŒUR SAINT ÉPHREM
Corinne Poitras
1879-1945
« Levons-nous de grand matin, pour aller dans les vignes.
Voyons si elles sont en fleurs et si ses fleurs promettent des fruits. »
Cantiques des Cantiques
Ces paroles de nos Libres Saints s’appliquent bien à notre regrettée Sœur Saint-Éphrem dont, l’heure venue d’être transplantée dans les jardins éternels, recueille maintenant les fruits de la vigne, qu’elle sut cultiver avec tant de soin.
Sourire à la vie, sourire à son devoir : tel fut le mot d’ordre de celle dont nous écrivons la biographie. Belle âme toute de rayonnante bonté d’exquise naïveté, son regard limpide nous livrait sa pensée confiante. Elle avait compris et mettait en pratique le précepte de Maître, aussi sa carrière fut féconde devant Dieu et devant les hommes.
Le joli et pittoresque village de Sainte Hélène, Comté de Bagot, fut la patrie natale de notre chère disparue. La joie que la naissance d’une quatrième enfant apportant le 15 juillet 1879 au foyer très chrétien de Monsieur Télesphore Poitras et de son épouse Hedwidge Rousseau fut à son comble. Aux registres paroissiaux, le nouveau joyau fut inscrit sous les noms de Marie Anne Corinne.
Monsieur Poitras, son père, était un marchand très estimé de la localité, un homme aux larges vues et d’une probité remarquable. Sa mère était une femme d’ordre et de discipline, forte dans sa foi et ses convictions. Dans cette ambiance favorable, l’enfance de la petite Corinne s’épanouissait, entourée d’affection et d’une vigilance toujours en éveil.
Mais hélas, le soleil qui luit aujourd’hui, dorant l’horizon de mille feux, est souvent le présage d’un lendemain triste et sombre. L’épreuve vint briser toutes les espérances de cet heureux foyer, quand la mort cette cruelle moissonneuse, ravit impitoyablement à sa famille celle qui en était l’âme et la joie. Six orphelins, quatre garçons et deux filles privés des caresses maternelles et des soins tendres et délicats dont seule une mère a le secret. La petite Corinne âgée de trois ans seulement, garda toujours dans son âme l’empreinte de cette première visite de la douleur.
Bien qu’atterré par cette lourde perte, Monsieur Poitras en chrétien admirable, puisa dans sont esprit de foi, courage et résignation et s’inclinant devant les desseins de Dieu, il prononça généreusement son fiat. C’est sur ses chers enfants qu’il concentrera désormais toutes ses affections et, par respect pour la mémoire de sa sainte épouse qu’il aimait sincèrement, il ne voulut jamais se remarier.
Le soin de sa famille fut donc confié a une personne respectable et de bonne réputation qui se fit la Providence du foyer durant 14 ans. Cependant, quand vint l’heure solennelle de la première communion, c’est le papa qui, tenant lieu de mère à ses enfants, voulut les préparer à ce grand acte de la vie chrétienne. Voici ce que nous lisons dans les notes laissées par notre défunte : «La veille de ma première communion, n’ayant plus de maman, mon cher papa me fit réciter dans son paroissien, la prière : Divin Jésus, et d’autres belles prières pour la communion; puis, il se penchait sur l’oreiller où je reposais, déposait un baiser sur mn front disant : «Soit bien sage, car demain, le petit Jésus va venir dans ton cœur.» Oh! Le beau jour que celui-là. Cette date mémorable apporta à la jeune Corinne son ineffable part de bonheur; elle a conservé de ce jour un souvenir ému.
Corinne était l’avant dernière de la famille; elle avait alors 12 ans, et était douée d’un naturel charmant. C’est donc vers cette époque qu’avec le consentement de Monsieur Poitras, un oncle, Monsieur le notaire Fafard et son épouse, sans enfants se posèrent protecteur de la fillette et la prirent sous leur tutelle, entendant mener virilement leur tâche. La petite à l’esprit pétillant et à la nature primesautière les ravissait. Avec sa vive intelligence et son jugement précoce, elle savait intéresser leurs loisirs et un lien de douce affection se forma; le bienveillant intérêt des tuteurs inspirait à la pupille une filiale gratitude. Corinne était espiègle à ses heures. Un jour qu’elle avait dérobé à sa tante 25 sous, elle courut s’en confesser. Comme pénitence, le curé lui enjoignit de remettre, sans délai, cet argent à sa tante. Toute penaude, Corinne jeta la pièce sonnante sur son bureau et en fut quitte pour une semonce qui lui valut une leçon salutaire qu’elle n’oublia jamais. Les parents adoptifs de notre orpheline étaient cultivés. Il est facile de supposer que l’éducation reçue fut de premier ordre. Demeurant à proximité de l’église, la fillette accompagnait sa chère tante tous les matins à la messe, et toutes deux retournaient dans l’après-midi pour une visite à l’Hôte Divin; c’est à cette école qu’elle apprit à aimer Dieu. Il fallait songer néanmoins à l’avenir de l’enfant; elle fut donc placée au pensionnat des religieuses de la Présentation d’Upton. Ses études se poursuivirent avec enchantement; elle fut une élève exemplaire et eu de beaux succès dans ses classes. La régularité de sa conduite et sa tendre dévotion envers la Sainte Vierge lui méritèrent l’insigne honneur d’être élue présidente de la Congrégation de Enfants de Marie. C’est à cette époque qu’elle attira les regards de l’Époux des Vierges et que le premier appel à la vie religieuse se fit entendre. Étant enfant de Marie au couvent, écrivait-elle plus tard, nos bonnes maîtresses et directrices nous parlaient souvent de la vie religieuse et du grand privilège de donner au bon Dieu un cœur que le monde n’a pas effleuré. Ces paroles se sont gravées profondément dans mon âme et combien je remercie Dieu de n’avoir pas connu les dangers du siècle. C’est là, dans cette chapelle bénie de mon Alma Mater, que Dieu me révéla ses desseins.
Les vacances ramènent notre pensionnaire chez ses parents adoptifs et là, son cœur se retrempe dans les douceurs de la vie familiale. Sa tante, Madame Fafard, vivait dans la pensée de ce retour qui était à la fois, une joie et un réconfort, et elle prodiguait à la fillette de multiples attentions. Mais notre petite Corinne en dépit de toutes ces gâteries, nourrissait toujours dans son cœur le désir de n’appartenir qu’à Jésus. Ses études terminées, nous retrouvons Mademoiselle Poitras à son foyer d’adoption, affable, douce et candide. Son bon père, sa sœur et ses frères, toujours heureux de reprendre contact avec la jeune fille si affectueuse et si démonstrative. Elle avait alors 18 ans. Le monde ne lui offrait pas d’attraits et déjà, on le devine, son idéal plane au dessus des horizons terrestres et des joies éphémères, cette âme est à la recherche du « beau, du Divin ». Pourtant, tendrement attachée à sa famille, elle goûte d’avance à l’amertume de la séparation, mais avec courage elle s’engage sur la route que lui trace la volonté divine, elle manifeste à son directeur, Monsieur le curé Lessard d’Upton, son désir de se consacrer à Dieu, et ce prêtre selon le cœur de Dieu, la félicite de son généreux dessein. Par des conseils paternels, il l’encourage à persévérer dans sa décision. Tout s’enchaine dans le plan divin; quelques jours plus tard, deux religieuses de la Miséricorde sont de passage à Upton. L’une d’elles, Sœur Sainte Cécile, était la sœur du bon curé. Ce dernier la met au courant du projet de Mademoiselle Corinne, une entrevue avec ces bonnes religieuses confirme la décision de la jeune fille et son choix est fixé : elle deviendra Sœur de Miséricorde. Retournée chez ses parents adoptifs, elle se prépare dans le calme et la prière a leur faire accepter, ainsi qu’à son bon papa. Le sacrifice de son départ; ce qui se fit généreusement de part et d’autres. Monsieur Poitras versa des larmes de joie, car en chrétien convaincu, il comprit que sa chère enfant avait en vue un idéal d’une grande valeur.
Le 16 janvier 1897, Mademoiselle Poitras, dans toute la grâce de ses 18 ans, entrait en notre noviciat. Dès les premiers jours, elle ne tarda pas à se faire remarquer par son application à étudier les règles, et son enthousiasme à s’instruire des vertus religieuses. Caractère tout de feu, elle mit à son labeur cette fougue qu’elle conserva sa vie durant. Bonne, affable dans ses relations, elle savait gagner l’affection de toutes; on aimait sa simplicité charmante et ses naïves réparties. Avec de semblables dispositions, le progrès ne manqua pas d’être rapide. Sa probation se fit sous la tutelle de Sœur Saint Dominique qu’elle aimait sincèrement, mais qui ne lui épargna pas les épreuves. Une source d’ennui pour notre postulante fut quelques exercices auxquels elle ne pouvait guère s’habituer; mais Dieu se réservait de l’affermir dans son désir de s’immoler totalement au Christ et, fortifiée par la grâce, notre petite sœur surmonta courageusement ses difficultés. Vint alors le jour tant désiré de revêtir les saintes livrées des fiancées du Christ sous le nom de Sœur Saint Éphrem, nom qui lui était cher en mémoire de la paroisse où elle avait vécu comme pensionnaire chez les Sœurs de la Présentation. Donc, le 27 avril 1897 fut pour la nouvelle novice une fête toute de joie spirituelle. La jeune Sœur Saint Éphrem apporta au travail de sa formation religieuse un esprit surnaturel et elle sentait qu’elle avait reçu avec tant de grâces, le don de se dépenser au salut des âmes. La date de sa profession approchait. L’âme pleine de bonheur dans l’attente de ce jour, elle faisait de beaux rêves pour l’avenir. Aussi le 16 janvier 1899 fut pour la nouvelle épouse une journée de bonheur incomparable. Celle qui devait plus tard si bien comprendre l’âme des novices dans le jardin clos du noviciat, envisage avec arfeur l’idéal de sa perfection. En septembre 1899, la jeune professe fut désignée à notre maison d’Ottawa; dans les emplois qui lui furent confiés, une atmosphère de joie rayonnait de sa personne, et là, toujours même dévouement et même souci de sa perfection. Aussi a-t-elle laissé le souvenir d’une bonté souriante et généreuse. Revenue à notre Maison-ère en 1902, le soin de la salle à dîner du prêtre lui fut confié avec en plus, celui de portière. En janvier 1904, elle fit sa profession perpétuelle et fut nommée missionnaire à GreenBay, de 1908 à 1909, elle se dévoua à la Crèche comme compagne de Sœur Sainte-Camille. Elle fit un court stage à notre maison de Winnipeg pour être rappelée de nouveau à la Maison-Mère. Notre chère Sœur Saint Éphrem devait brûler les étapes, car par une inspiration de la Providence, le choix la désigna au poste de Maîtresse des novices. Elle n’avait que 31 ans. « La valeur n’attend pas le nombre des années ». Aussi les autorités majeures furent obtenir une dispense auprès du Saint Siège.
Tâche délicate s’il en est une, que celle de former des religieuses. Le programme à réaliser est si vaste et les conséquences si graves. Notre chère sœur, encore inexpérimentée, accueillit en tremblant le lourd fardeau que lui imposait l’obéissance. En dépit des appréhensions, elle s’abandonna à Dieu lui demandant de bénir son bon vouloir et elle se donna généreusement aux âmes confiées à sa garde. Constamment elle était préoccupée de développer dans ces jeunes cœurs cet ensemble de qualités et de vertus qui doivent être l’ornement de la Sœur de Miséricorde. Dans la direction des âmes, elle apportait beaucoup de tact et de prudence. La puissante emprise qu’elle avait sur ces chères enfants, elle la devait incontestablement à son amour et à sa confiance en Dieu.
En 1914, la fondation d’une maison à Pana, Illinois, réclamait des ouvrières et notre dévouée sœur fut désignées à titre de première assistante pur aller porter les fruits de son zèle dans cette lointaine mission. Assurément, les premiers mois en terre étrangère furent pénibles. La carrière qui s’ouvrait devant les chères fondatrices offrait un continuel et héroïque sacrifice; mais notre chère sœur était de trempe à envisager les épreuves. Sa confiance en Dieu et sa vaillante nature lui étaient un stimulant dans la ride montée du sacrifice.
En 1916, nous retrouvons Sœur Saint Éphrem, Supérieurs à Milwaukee. Elle porte avec une sereine générosité le fardeau que lui imposait l’obéissance et s’efforça de maintenir ses Sœurs dans une belle harmonie.
En 1922, c’est notre de Montréal qui fut confiée à son intelligente direction. À ce poste difficile et important, elle fut la supérieure aimée et respectée. Les soins temporels et spirituels avaient chacun leur de sa sollicitude : on sentait toute la vénération qu’elle professait pour nos saintes constitutions, et sa communauté, comme l’aimait! L’œuvre de nos protégées eut sa large part de maternel dévouement. Que de paroles de consolations elle a versées dans les âmes désemparées de ces pauvres enfants! Au point de vue temporel, un évènement marquant souligne ce supériorat : c’est la construction de notre petit hôpital de la rue Saint Hubert, dû au généreux concours de Monsieur l’abbé Henri Bernard qui versa dans la caisse un montant de 30 000 $ : aubaine reçue avec la plus profonde gratitude.
Le 24 septembre 1925, elle est nommée deuxième assistante à notre de maison de New York et au bureau d’admission. En 1929, Sœur Saint Éphrem dût reprendre sa part de responsabilité en acceptant la nomination de Supérieure et de fondatrice à notre nouvelle maison d’Haileybury. Les durs labeurs étaient le partage des vaillantes pionnières; mais elle fut la bonne ouvrière que rien se saurait rebuter. Qu’importe les épreuves, l’absence de confort, pourvu que Dieu soit glorifié. Elle sut se montrer digne de confiance et ce coin de terre qu’elle féconda de ses sacrifices et de son dévouement en fit la pierre angulaire d’une maison qui devait prendre un bel essor.
En 1931, l’autorité majeur assigna de nouveau à Sœur Saint Éphrem le poste de supérieure locale de notre maison de Montréal, sur ce théâtre d’activité déjà connu, c’est encore son zèle qu’il faut louer. Pendant ce terme, les âmes dont elle avait la direction ont largement bénéficié de son expérience et de ses exemples. Ce dernier stage a été aussi marqué de deux évènements mémorables : l’hospitalisation en notre hôpital des vénérés parent de Son Éminence le Cardinal Rodrigue Villeneuve qui voulut choisir notre communauté comme dernier port hospitalier des auteurs de ses jours. Honneur qui rejaillira longtemps sur notre Institut. C’est en cette circonstance à jamais inoubliable que notre chère Sœur Saint Éphrem donna la plénitude de son dévouement. On admirait son bel optimisme et sa franche cordialité. Tant de bonté et de délicatesse de la part de cette supérieure ont suscité dans le cœur de notre digne Cardinal des sentiments d’une reconnaissance inaltérable, qui se traduira plus tard par le don généreux de 1 000 $. Notre vieille Maison-Mère restera pout cet auguste Prince de l’Église, la maison de ses souvenirs le plus chers et les plus émouvants.
La charité bienveillante et ce don de soi admirable de notre regrettée Sœur Saint Éphrem, son Excellence Monseigneur Martin Lajeunesse, dans les stages qu’il fit à notre maison de Montréal, fut à même d’en connaître la valeur, la lettre ci-incluse écrite par son Excellence à notre Révérende Mère, six jours après le départ pour l’éternité de notre chère disparue en fait foi.
Ma très Révérende Mère,
L’ange de la mort vient en peu de temps vous ravir un autre sujet très précieux dans la personne de la révérende Sœur Saint Éphrem. Ses grandes qualités d’esprit et surtout de cœur, ainsi que sa profonde piété, en faisaient une supérieure idéale. À l’exemple de Divin Maître elle savait soutenir le roseau brisé et ranimer la mèche encore fumante. Son âme aura sans doute été bien reçue par le Dieu de charité et de Miséricorde.
La reconnaissance me fait une douce obligation de prier por elle. Demain, j’offrirai le Saint Sacrifice pour le repos de son âme. Daignez agréer mes plus sincères condoléance.
Martin Lajeunesse, o.m.i. V.A.
D’autres expressions de gratitude, de sympathies et de regrets, adressés à sa mémoire par son Éminence le Cardinale Villeneuve, son Excellence Monseigneur Louis Rhéaume, évêque d’Haileybury, témoignent de leur haute estime pour la chère défunte.
Cette vie que nous venons d’esquisser, ne fut pourtant pas sans ombre, car, quelle existence humaine n’a pas son calvaire?... La souffrance étant le prix inestimable des libéralités divines. Le bon maître voulant s’identifier de plus en plus dans cette âme, lui présenta alors la coupe amère de la douleur; mais Il interviendra pour la soutenir, pour la surnaturaliser et l’amener au saint abandon, vestibule du ciel.
À l’expiration de son mandat à notre maison de Montréal en 1937, notre chère Sœur Saint Éphrem fut appelée à la direction du noviciat. Elle assuma cette charge avec son même esprit de foi et l’œuvre de la formation religieuse fut poursuivie avec ardeur. Elle aima ses novices, d’un amour tendre et fort, et quelles délices elle goûta au contact de ses âmes choisies! Dans ces deux stages au noviciat, toutes les novices qui ont passé sous sa direction sont unanimes à proclamer sa bonté, son amour pour notre cher Institut. Le témoignage suivant d’une de ses novices, trouvé dans ses notes en fait foi. « L’accent avec lequel vous nous parlez de notre vénérée Mère Fondatrice augmente chaque jour mon amour envers elle, m’encourage à la vaillance et m’affermit dans la vacation que j’ai embrassée, dont l’œuvre première aux prédilections de Notre-Seigneur. Vos paroles sont toujours réconfortantes et marquées au coin du bel esprit de notre vénérée Mère de la Nativité ». S.S. Novice.
Nous sommes en l’année 1943. Au cours de cette année, la santé de la Maîtresse des novices s’altéra sensiblement. C’était la dernière étape! Sa vie d’activité devait avoir son épilogue. Une affection cardiaque dont elle souffrait depuis assez longtemps, alla s’aggravant. On déclara son mal incurable. Son sacrifice suprême fut de déposer les armes et, c’est à l’infirmerie qu’elle va maintenant couronner sa carrière que pourtant elle eut voulu prolonger encore. Mais le bon Maître devait mettre le « fini divin » à cette existence déjà si féconde. Dès lors, nous remarquons une dépression morale sensible chez notre malade. La maladie s’accentue graduellement et notre chère sœur perçoit la Main mystérieuse lui indiquant le terme final.
En face de cette perspective d’éternité, notre chère sœur fut un moment craintive et troublée. Ses appréhensions ses dissipèrent bientôt en un sacrifice d’acceptation généreuse de la volonté de Dieu.
Le calme et la paix irradièrent dès lors ses derniers jours. Dans cette ambiance presque céleste, au rythme des dernières prières, en présence du Révérend Père Chapelain, de nos Mères et des sœurs infirmières, son âme prit son envol au matin du 29 janvier 1945 à 5 h 30 en la fête du Saint Suaire.
Elle était dans sa 65e année et la 47e de sa vie religieuse.
|