Biographie Georges-Emile Plamondon



Biographie Georges-Emile Plamondon

Un vrai «cook» des camps de bûcherons

par Jean-Marc Beaudoin dans la chronique crépuscule du journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières

 

    Des gâteaux, des tartes, des biscuits, des bines comme on n'en fait plus, la cuisine lourde au lard et au boeuf faite sur mesure pour des gens costauds aux appétits aussi gros que leurs biceps immenses formés par la rudesse de leur travail, M. Émile Plamondon a fait cela une grande partie de sa vie.

    Né à Sainte-Thècle en 1901, ce fils de «jobber» montera aux chantiers dès l'âge de quatorze ans après s'être initié un an au métier de cuisinier à l'hôtel Racine (aujourd'hui Beaumont) de Shawinigan.

    Son premier camp, il le fera au lac Dussault, dans les environs d'Hervé-Jonction. Camp de bois rond bien sûr, où l'on écoule les longues soirées d'automne et d'hiver, après des journées de travail comme on n'oserait même plus en imaginer, à chanter, à se raconter des histoires ou simplement à s'écouter parler de tout et de rien.

Avec les Indiens de Moose Bay

    Ce travail de cuisinier, M. Plamondon le fera pendant plusieurs années. Le meilleur camp dont il se rappelle et où il séjournera trois saisons est celui de Moose Bay, dans le Témiscamingue, que l'on gagnait par bateau à vapeur, après avoir traversé le grand lac Long et le lac Barrière. C'était sur une réserve indienne, ce qui, au contraire d'être difficile, apportait quelques douceurs. Comme il était interdit d'y pratiquer la chasse, on se livrait au troc avec les Indiens en leur échangeant diverses choses contre de savoureuses venaisons, dont bien entendu, des viandes d'orignal.

    C'est au cours de ces années que M. Plamondon fut engagé, comme cuisinier toujours, par les Veillet de Sainte-Thècle qui avaient obtenu un contrat pour la construction de la route de La Tuque.

Ti-Rouge Lacombe

    M. Plamondon n'oublie pas l'expédition que cela représentait à l'époque. Embarqué aux Piles sur le bateau à vapeur de J.-J. Crête, alimenté au bois puis par la suite au charbon, en traînant derrière lui un lourd chaland rempli d'animaux -- surtout des chevaux -- il remonta, en côtoyant des prêtres qui se rendaient dans des missions, le Saint-Maurice jusque chez Ti-Rouge Lacombe, une dizaine de milles en haut de Saint-Roch.

    Ti-Rouge était tout un numéro. C'est lui qui vendait l'alcool, les cigarettes et un tas d'autres choses et qui surtout, pouvait offrir aux hommes des «minounes» bien gentilles qu'il avait fait monter chez-lui, dans sa demi-maison. Car à la suite d'une brouille avec son frère, on avait tout simplement coupé en deux la maison héritée du père.

    Le bateau de Crête ne remontait alors pas plus haut. Le rapide Manigang, aujourd'hui disparu, interdisait le passage. Quand la «dam» de La Tuque fut construite, il fut possible d'ignorer le rapide à la crue des eaux du printemps.

Treize enfants

    Il ne travaillait plus dans le bois quand il décida de se marier avec Béatrice Lachance qu'il connaissait depuis toujours. Les jours de tempête d'hiver, il avait la charge de ramener chez-elle la petite Béatrice qui suivait des cours de piano des soeurs. Ce qui lui donnait dix cents. Le couple eut treize enfants et compte aujourd'hui une importante progéniture.

    M. Plamondon travailla au moulin à scie des Marchand, ouvrit un magasin général à Sainte-Thècle avant de venir s'intaller à Trois-Rivières où un vieil ami, le père Hall, scieur émérite qu'il avait connu dans un chantier de Dawney, lui offrit de diriger la cour à bois qu'il venait de fonder.

    M. Plamondon travaillera sur le C.-H.-Berthier, un bateau du gouvernement, sera chauffeur pour Donat Godin à la Flash Gaz qu'il mit sur pied, entrera pour le gouvernement du Québec, parce qu'il était sur le bon bord, à titre de contremaître de garage de la voirie, sera tranféré à la Régie des loyers, emploi qu'il perdra en 1960 avec l'arrivée des libéraux. Puis, il ouvrira un dépanneur, le «Chez Réjean», sur la rue Saint-Laurent à Cap-de-la-Madeleine.

    À 70 ans, il choisira de prendre enfin sa retraite, lui qui n'avait jamais cessé de travailler de sa vie.

Photo prise en 1912 de Georges-Émile Plamondon, Lucienne Plamondon (en bas), Annette Plamondon, Constant Plamondon, Béatrice Plamondon, Gilberte Plamondon (en bas) et Albert Plamondon

Georges-Émile Plamondon

Georges-Émile Plamondon, Béatrice Lachance, Béatrice Lachance et Wilfrid Lachance en juin 1947

Georges-Émile Plamondon et son oncle Pierre Plamondon à Cap-de-la-Madeleine

Georges-Émile Plamondon et Béatrice Lachance

En avant: Constant Plamondon, Albert Plamondon, Rose-Anna Veillet et Georges-Émile Plamondon

En arrière: Béatrice Plamondon, Lucienne Plamondon, Gilberte Plamondon et Angèle Plamondon

Georges-Émile Plamondon et Béatrice Lachance près de l'église de Sainte-Thècle

Georges-Émile Plamondon

Famille de Georges-Émile Plamondon et Béatrice Lachance en 1950 dans le salon à Cap-de-la-Madeleine

En avant: Richard, Georges-Émile Plamondon, Liette, Marjolaine, Béatrice Lachance, Réjean et Gaétane

En arrière: Viviane, Violette, Yolande, Jean-Pierre, Solange, Mirella, Claudette et Jean-Yves

Georges-Émile Plamondon et Alberta Lachance en 1956

 

Avis de décès

Monsieur Georges-Émile Plamondon

 

Au Foyer Père-Frédéric de Cap-de-la-Madeleine, le 9 décembre 1994, est décédé à l'âge de 93 ans et 6 mois, M. Georges-Émile Plamondon, époux de feu Béatrice Lachance, demeurant à Cap-de-la-Madeleine.

Les funérailles auront lieu le lundi 12 courant, en l'église Saint-Lazare, à 11h30.

L'inhumation aura lieu au cimetière Sainte-Marie-Madeleine.

Il laisse dans le deuil ses enfants: Yolande (feu Lionel Cinq-Mars), Solange (Célestin Fontaine), Mirella (feu Charlemagne Beaudoin) de Cap-de-la-Madeleine, Violette (Robert Sauvageau) de Longueuil, Jean-Pierre (Jeannine Paquet), Viviane (Jean-Guy Loranger) de Cap-de-la-Madeleine, Jean-Yves (Nicole Boucher) de Montréal, Gaétane (Gérard Croteau) de Cap-de-la-Madeleine, Richard (Hélène Savary) de Saint-Louis-de-France, Réjean (feu Diane Blais) de Sorel, Liette (Jean-Claude Croteau), Marjolaine (Maurice Beaudry) de Cap-de-la-Madeleine; ses soeurs: Lucienne (feu Lionel Bédard) de Shawinigan, Gilberte (feu Laurent Lafrance), Angèle (Ovila Proteau) de Sainte-Thècle; ses belles-soeurs: Marie-Blanche Lachance (feu Roméo Juneau) de Sainte-Foy, Soeur Alberta Lachance f.d.j. du Nouveau-Brunswick, Simone Lachance (feu Johnny Fournier) de Joliette. Il laisse aussi plusieurs petits-enfants, arrière-petits-enfants, neveux, nièces, cousins, cousines et de nombreux ami(e)s.

 

Paru dans le journal Le Nouvelliste de Trois-Rivières.

 

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